31.9 C
Dzaoudzi
lundi 22 avril 2024
Accueilorange« J’ai passé la nuit avec les gilets jaunes », confie Christophe Castaner

« J’ai passé la nuit avec les gilets jaunes », confie Christophe Castaner

Le ministre de l’Intérieur aura rencontré au cours de la nuit ces habitants assurant la surveillance des quartiers, nommés désormais « maillots jaunes ». L’occasion pour se colleter avec la réalité, et faire de nouvelles annonces en direction des policiers et des gendarmes. L’antenne du GIGN a été mise à l’honneur.

Le ministre a patrouillé une partie de la nuit avec la BAC, la Brigade Anti Criminalité, et a donc découvert ce dispositif de « maillots jaunes », ex-gilets jaunes, propre à Mayotte et lancé fin 2017 par le capitaine Chamassi, et qui ont fait baisser le nombre d’agressions dans les quartiers. “J’ai passé la nuit avec les gilets jaunes”, lâchera-t-il dans un sourire, aux journalistes à Koungou. Des Citoyens Volontaires tout de jaune vêtus, encadrés par le Bureau Partenariat de la Police Nationale. Son responsable, Thierry Lizola a d’ailleurs été personnellement encensé par Christophe Castaner : “Il faut inventer, innover. Ce que vous avez fait ici, à travers cette initiative citoyenne des maillots jaunes, marque cette façon différente de faire de la prévention”.

Une action qui n’est pas forcément duplicable partout ailleurs, selon le ministre, même si « la police de l’avenir a besoin de cet engagement de citoyenneté. »

Issouf Oili expliquait au ministre les missions de ses 9 agents de police municipale, devant les maires de Koungou et Mamoudzou

Une nuit qui lui aura permis de se rendre compte du travail à mener à Mayotte, et de faire quelques annonces à l’issue. Il a constaté un “véhicule usé” malgré ses “seulement 110 000km”. L’occasion de revenir sur le “plan de 900 millions d’euros” octroyé par l’Intérieur pour améliorer les conditions de travail des policiers et gendarmes. Un plan qui passe notamment par l’achat de 6000 véhicules neufs à travers la France. “Je veillerai à ce que des véhicules neufs arrivent ici également” a assuré le ministre.
En matière d’amélioration du cadre de travail des policiers, le ministre a aussi confirmé le projet d’un “nouveau commissariat qui viendra remplacer cet équipement qui, compte tenu de la croissance des effectifs  sera très vite débordé”. Le lancement des études pour le financement du nouveau bâtiment devrait être lancé dès cette année.

L’avenir est au « continuum de sécurité »

Décoration du fanion de l’antenne du GIGN par le ministre

Il a rappelé plus tard que « depuis deux ans, ont été mis sur Mayotte un effectif supplémentaire de 300 forces de sécurité, ne négligeons pas cette réalité ». L’escadron supplémentaire sera pérennisé.

A la petite brigade de gendarmerie de Koungou, dont le général Philippe Leclercq rappellera qu’elle a été créée « sur fonds propres », le ministre de l’Intérieur annonçait un « doublement des effectifs au 1er août 2019 », un adverbe grandiloquent qui traduit leur passage de 9 à 14. La brigade de Dembéni est toujours annoncée pour cette année 2019.

Koungou, « commune accueillante », comme la qualifiait avec une pointe d’humour grinçant le maire Assani Saindou Bamcolo, pour traduire l’affluence de migrants en provenance d’Anjouan. Un contexte mis en avant par les propos de l’adjudant-chef de la brigade, « la population estimée est de 32.500 habitants, non officiellement indiquée à 60.000 ». Il en ressort un volet de lutte contre l’immigration clandestine important, « malgré la difficile localisation des individus », et pour lequel une convention va être signée avec la Police municipale, dirigée maintenant par Issouf Oili.

Déplacement avec le général Leclercq et le préfet Sorain sur un des contrôles quotidiens de sécurité routière mené là par Christophe Vanderplancke, commandant du groupement tactique de Gendarmerie

Un travail collaboratif encouragé par Christophe Castaner qui voyait dans ce « continuum de sécurité », un « changement de culture ».

Active sur différentes opérations de délinquance, l’antenne du GIGN (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale) a été décorée pour l’occasion par le ministre, de la médaille de la Sécurité intérieure, échelon bronze.

Le ministre est ensuite parti à la rencontre des agents du GELIC, le Groupe d’Enquête pour la Lutte contre l’Immigration Clandestine.

La rédaction

Anne Perzohttps://lejournaldemayotte.yt
Anne PERZO Le journal de Mayotte https://lejournaldemayotte.yt

12 Commentaires

RESTONS EN CONTACT

Inscrivez-vous à la lettre d'information du JDM afin de garder en oeil sur l'actualité mahoraise

L'actualité

AVIS DE CONSTITUTION AUTO SHOP 976

139516
  Par acte SSP du 14/09/2022, il a été constitué une SAS dénommée : AUTO SHOP 976 Siège social : 25 Rue Bahoni 97615 Pamandzi Capital :...
+26
°
C
+27°
+24°
Mamoudzou
Samedi, 04
Dimanche
+25° +24°
Lundi
+25° +24°
Mardi
+25° +24°
Mercredi
+25° +24°
Jeudi
+25° +24°
Vendredi
+25° +24°
Prévisions sur 7 jours
Campagne, politique, Mayotte

Tribune – De l’art du discours à la formule

139516
Qui pour relever les défis de nos grands orateurs du passé ? Peu de noms émergent de la tribune de Madi Abdou N'tro, voire aucun, sur les dernières campagnes, laissant sans doute "un sentiment d'imposture" chez les électeurs

Départementales Sada : remaniements en vue au conseil départemental

139516
L’issue du scrutin a parlé : c’est donc le binôme Soula Saïd Souffou/Mariam Saïd Kalame qui intègre les bancs de l’assemblée départementale. Ce qui implique des réélections au menu du conseil départemental les jours prochains. Avec l’éventualité d’une refonte complète des vice-présidences, comme nous l’expliquons

Départementales partielles : Soula S. Souffou et Mariame S. Kalame élus avec 52,26% des voix

139516
Ils étaient en tête au premier tour, et ont creusé l’écart à l’issue du second : le binôme surprise Souffou/Kalame qui n’était pas présent sous cette configuration en 2021, est le nouveau duo d’élus qui intègre le conseil départemental.
Comores, Azali Assoumani

Comores : un ténor de l’opposition appelle à une désescalade politique

139516
L’ancien gouverneur de la Grande-Comores, Mouigni Baraka Said, estime qu’il est temps de dialoguer avec le président Azali Assoumani dans l’intérêt du pays et de la population. L’homme politique se reconnait toujours dans l’opposition mais s’oppose toutefois à "ces querelles sans fin et sans véritable perspectives de sortie de crise". Une démarche mal digérée par les autres opposants qui refusent tout dialogue avec le président Azali Assoumani depuis son élection le 24 mars 2019.
Départementale, Sada, Mayotte

Départementales partielles à Sada : Saïd Souffou-Mariam Kalame en tête

139516
Le 1er tour de l'élection partielle des conseillers départementaux du canton de Sada se tenait ce dimanche 25 septembre. Le canton est toujours scruté de prés pour être l'un des épicentres politiques locaux. Les élections...