24.9 C
Dzaoudzi
vendredi 19 juillet 2024
AccueilEconomieLa Laiterie de Mayotte en déficit de main d’œuvre faute de dispositif...

La Laiterie de Mayotte en déficit de main d’œuvre faute de dispositif adapté

C’était une de ses dernières visites avant de signer les emplois francs : la ministre des outre-mer a été reçue à la Laiterie de Mayotte. Une entreprise de 45 salariés qui ne demande qu’à grossir.

En visitant la Laiterie de Mayotte, la ministre Annick Girardin a touché du doigt une réalité du territoire : en raison d’un dispositif d’apprentissage peu développé, le manque de main d’œuvre est criant, explique Olivier Novou, Directeur général de l’entreprise fondée en 1992 par le groupe réunionnais Caillé, spécialisé dans la distribution automobile. Sur un marché où le yaourt n’est pas un produit culturel de consommation, la Laiterie de Mayotte se fait sa place, au point que le produit lacté représente 90% des ventes, aux côtés des glaces.

La marque propre Oula côtoie sur les rayons celle de Yoplait, « dont nous sommes les représentants exclusifs », met en avant Olivier Novou. Ce qui n’est théoriquement plus possible, « la loi Lurel interdit l’exclusivité en outre-mer », le reprend la ministre. Un panier de Yoplait qui ressemble à s’y méprendre à son cousin de métropole, avec pourtant une nuance de taille. « Le taux de sucre est le même ? », s’enquiert de nouveau Annick Girardin, toujours au regard de la loi, puisqu’un arrêté « sucre » avait été pris en 2016 pour contrer le diabète ultramarin qui fait chaque année des victimes, mais sans effet dans la plupart des outre-mer. « Nous avons tenté de le baisser, mais le consommateur demande un produit plus sucré », revendique Olivier Novou. Le yaourt nature a été inscrit au Bouclier Qualité prix.

D’énormes débouchés potentiels

Un hangar de stockage tout neuf

Ces derniers mois, un vaste hangar est sorti de terre, accueillant les rangées de palettes de yaourts, « malgré cet investissement, nous n’arrivons pas à satisfaire le marché car nous n’avons qu’une seule équipe, nous ne travaillons pas en 2×8 faute de main d’œuvre. Il nous manque des frigoristes, des opérateurs, des électromécaniciens. » Les conditions de travail ne sont pas faciles, met-il en avant, « il fait chaud et humide à l’intérieur ». Il a donc décidé de former en interne, « sur 12 personnes, 4 ont été désigné chef d’équipe et assurent les formations, en plus de leur temps de travail. »

La demande de produits laitiers est pourtant croissante, avec un programme conséquent de construction de réfectoires, et la société s’est associée à Panima, notamment pour fournir les plateaux de la compagnie Air Austral.

Pour accompagner le développement de l’entreprise, et occuper les postes en tension, Olivier Novou passe par les filières apprentissage du lycée polyvalent de Kawéni, du lycée professionnel de Kahani ou du lycée agricole de Coconi. « Nous démarrons les CAP d’opérateur, mais l’apprentissage est peu financé à Mayotte, et nous sommes obligé de faire venir un certificateur de l’extérieur. » Une problématique en cours de traitement, répondait Annick Girardin en substance, sans plus de précision.
Une donnée cruciale qui permettrait d’employer une jeunesse peu qualifiée.

Anne Perzo-Lafond

Anne Perzohttps://lejournaldemayotte.yt
Anne PERZO Le journal de Mayotte https://lejournaldemayotte.yt

1 COMMENTAIRE

Comments are closed.

RESTONS EN CONTACT

Inscrivez-vous à la lettre d'information du JDM afin de garder en oeil sur l'actualité mahoraise

L'actualité

AVIS DE CONSTITUTION AUTO SHOP 976

139511
  Par acte SSP du 14/09/2022, il a été constitué une SAS dénommée : AUTO SHOP 976 Siège social : 25 Rue Bahoni 97615 Pamandzi Capital :...
+26
°
C
+27°
+24°
Mamoudzou
Samedi, 04
Dimanche
+25° +24°
Lundi
+25° +24°
Mardi
+25° +24°
Mercredi
+25° +24°
Jeudi
+25° +24°
Vendredi
+25° +24°
Prévisions sur 7 jours
Campagne, politique, Mayotte

Tribune – De l’art du discours à la formule

139511
Qui pour relever les défis de nos grands orateurs du passé ? Peu de noms émergent de la tribune de Madi Abdou N'tro, voire aucun, sur les dernières campagnes, laissant sans doute "un sentiment d'imposture" chez les électeurs

Départementales Sada : remaniements en vue au conseil départemental

139511
L’issue du scrutin a parlé : c’est donc le binôme Soula Saïd Souffou/Mariam Saïd Kalame qui intègre les bancs de l’assemblée départementale. Ce qui implique des réélections au menu du conseil départemental les jours prochains. Avec l’éventualité d’une refonte complète des vice-présidences, comme nous l’expliquons

Départementales partielles : Soula S. Souffou et Mariame S. Kalame élus avec 52,26% des voix

139511
Ils étaient en tête au premier tour, et ont creusé l’écart à l’issue du second : le binôme surprise Souffou/Kalame qui n’était pas présent sous cette configuration en 2021, est le nouveau duo d’élus qui intègre le conseil départemental.
Comores, Azali Assoumani

Comores : un ténor de l’opposition appelle à une désescalade politique

139511
L’ancien gouverneur de la Grande-Comores, Mouigni Baraka Said, estime qu’il est temps de dialoguer avec le président Azali Assoumani dans l’intérêt du pays et de la population. L’homme politique se reconnait toujours dans l’opposition mais s’oppose toutefois à "ces querelles sans fin et sans véritable perspectives de sortie de crise". Une démarche mal digérée par les autres opposants qui refusent tout dialogue avec le président Azali Assoumani depuis son élection le 24 mars 2019.
Départementale, Sada, Mayotte

Départementales partielles à Sada : Saïd Souffou-Mariam Kalame en tête

139511
Le 1er tour de l'élection partielle des conseillers départementaux du canton de Sada se tenait ce dimanche 25 septembre. Le canton est toujours scruté de prés pour être l'un des épicentres politiques locaux. Les élections...