25.9 C
Dzaoudzi
dimanche 23 juin 2024
Accueilorange2ème hôpital : le conseil économique et social revendique un CHU

2ème hôpital : le conseil économique et social revendique un CHU

Le Conseil économique et social, qui veille au grain sur de nombreux sujets, ses rapports sur l’école ou en faveur d’une ARS en nom propre ont fait date, a émis un vœu lors de sa dernière séance plénière : celui de l’implantation d’un CHU à Mayotte.

C’est Emmanuel Macron lui-même qui l’avait annoncé à Mayotte face au désert notamment en terme d’établissements médicaux : « Nous avons lancé les investissements et les études pour un deuxième hôpital ( …) nous investissons sans relâche pour que la santé soit accessible à tous ». C’était lors de la conférence de presse à Hamjago (Mtsamboro), le 22 octobre 2019. Quelques heures auparavant, il avait lancé depuis Mamoudzou « la France c’est aussi la santé ! ».

En référence au flottement dans l’interprétation lors des jours qui ont suivi, le CESEM note bien qu’il ne s’agit pas de l’agrandissement du CHM, mais bien d’un deuxième établissement, qui bénéficie d’une enveloppe de 170 millions d’euros. Une bonne nouvelle dans une collectivité unique qui possède un hôpital… unique.

Tout cela a été transcrit, mais si le CESEM le matérialise par un vœu, « c’est que beaucoup de projets sont passés à l’as à Mayotte, avec des sommes qui ont été réaffectées à d’autres fins », nous explique, méfiant, Abdou Dahalani, président du CESEM. Il estime que la mise en place d’une ARS en nom propre permet à Mayotte de disposer de nouvelles « marges de manœuvres », en terme de prise de décisions.

Une architecture ambitieuse

Lors de la conférence de presse à M’tsamboro, Emmanuel Macron annonce pour la 2ème fois le financement d’un 2ème hôpital

En outre, l’assemblée rappelle que, contrairement à l’actuel CHM, le nouvel établissement est décidé au sein d’un territoire devenu département, « les dispositions du droit commun pourront s’appliquer à la construction (les équipements et les personnels) de ce nouvel hôpital, de telle sorte qu’on pourra apercevoir d’emblée ‘la différence’ entre le premier et le second établissement hospitalier de Mayotte. »

Le triple objectif poursuivi, accès aux soins pour tous, amélioration de la qualité des soins et davantage de médecins, appelle des ambitions à la hauteur, dont une « construction architecturale ambitieuse intégrant les dernières évolutions technologiques, l’ouverture de l’ensemble des spécialités médicales et notamment les services de traitement des AVC, des maladies mentales, de la pédiatrie et de gériatrie…, une équipe médicale plus étoffée et plus qualifiée, un centre de formation universitaire destiné à assurer la formation de personnels médicaux, et de recherche. »

5 ans de gestation pour l’hôpital de Petite Terre

Pose de la première pierre de l’hôpital de Petite Terre par Manuel Valls en… juin 2015

On voit se profiler la volonté de créer non pas un simple Centre hospitalier mais de rajouter le U de universitaire, « rattaché à ses débuts à un CHU métropolitain ». Rappelons que le CESEM ne fait qu’émettre des avis, et qu’il s’agit en l’occurrence d’un simple vœu, mais qui doit permettre de nourrir le débat et donner du grain à moudre aux élus. Les CHU gèrent les soins courants, ils sont par ailleurs spécialisés dans des disciplines précises (pédiatrie, traitement du cancer, allergies, neurologie, addictions, …) et cumulent des fonctions de formation et de recherche.

Enfin, et cela va de pair avec le droit commun, le CESEM porte de nouveau la demande de la mise en place de la Couverture Maladie Universelle (CMU) et de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire (CMU-C), et l’application du code de l’action sociale et de la famille ainsi que le code de la sécurité sociale « pour permettre aux malades de faire face à leurs frais médicaux ».

Appuyer les démarches en cours sur le futur hôpital ne doit pas être un vœu pieux, gardons à l’esprit que la construction de l’établissement dédié aux soins de suite et de réadaptation en Petite Terre s’est étalé sur plus de 5 ans, le premier ministre Manuel Valls en avait posé la première pierre en juin 2015… et il n’est toujours pas inauguré.

A.P-L.

Anne Perzohttps://lejournaldemayotte.yt
Anne PERZO Le journal de Mayotte https://lejournaldemayotte.yt

3 Commentaires

Comments are closed.

RESTONS EN CONTACT

Inscrivez-vous à la lettre d'information du JDM afin de garder en oeil sur l'actualité mahoraise

L'actualité

AVIS DE CONSTITUTION AUTO SHOP 976

139522
  Par acte SSP du 14/09/2022, il a été constitué une SAS dénommée : AUTO SHOP 976 Siège social : 25 Rue Bahoni 97615 Pamandzi Capital :...
+26
°
C
+27°
+24°
Mamoudzou
Samedi, 04
Dimanche
+25° +24°
Lundi
+25° +24°
Mardi
+25° +24°
Mercredi
+25° +24°
Jeudi
+25° +24°
Vendredi
+25° +24°
Prévisions sur 7 jours
Campagne, politique, Mayotte

Tribune – De l’art du discours à la formule

139522
Qui pour relever les défis de nos grands orateurs du passé ? Peu de noms émergent de la tribune de Madi Abdou N'tro, voire aucun, sur les dernières campagnes, laissant sans doute "un sentiment d'imposture" chez les électeurs

Départementales Sada : remaniements en vue au conseil départemental

139522
L’issue du scrutin a parlé : c’est donc le binôme Soula Saïd Souffou/Mariam Saïd Kalame qui intègre les bancs de l’assemblée départementale. Ce qui implique des réélections au menu du conseil départemental les jours prochains. Avec l’éventualité d’une refonte complète des vice-présidences, comme nous l’expliquons

Départementales partielles : Soula S. Souffou et Mariame S. Kalame élus avec 52,26% des voix

139522
Ils étaient en tête au premier tour, et ont creusé l’écart à l’issue du second : le binôme surprise Souffou/Kalame qui n’était pas présent sous cette configuration en 2021, est le nouveau duo d’élus qui intègre le conseil départemental.
Comores, Azali Assoumani

Comores : un ténor de l’opposition appelle à une désescalade politique

139522
L’ancien gouverneur de la Grande-Comores, Mouigni Baraka Said, estime qu’il est temps de dialoguer avec le président Azali Assoumani dans l’intérêt du pays et de la population. L’homme politique se reconnait toujours dans l’opposition mais s’oppose toutefois à "ces querelles sans fin et sans véritable perspectives de sortie de crise". Une démarche mal digérée par les autres opposants qui refusent tout dialogue avec le président Azali Assoumani depuis son élection le 24 mars 2019.
Départementale, Sada, Mayotte

Départementales partielles à Sada : Saïd Souffou-Mariam Kalame en tête

139522
Le 1er tour de l'élection partielle des conseillers départementaux du canton de Sada se tenait ce dimanche 25 septembre. Le canton est toujours scruté de prés pour être l'un des épicentres politiques locaux. Les élections...